Initialement, en l’absence d’accord collectif, le lundi de Pentecôte (qui tombe cette année le 20 mai) faisait office de journée de solidarité. Ce n’est plus le cas depuis la loi du 16 avril 2008, le lundi de Pentecôte étant redevenu un jour férié «ordinaire». Cette journée prend la forme prend la forme, d’une contribution au taux de 0,3 % due par les employeurs privés et publics ou d’une journée supplémentaire de travail non rémunérée pour les salarié. En pratique, bon nombre de salariés travailleront le 20 mai prochain, les entreprises continuant, semble-t-il, de fixer la journée de solidarité le lundi de Pentecôte.
La ministre déléguée aux personnes âgées, Michèle Delaunay, a défendu hier l’utilisation des fonds provenant de la journée de solidarité, évoquant l’extension du dispositif à d’autres catégories que les salariés et retraités imposables. La recette chiffrée jeudi par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) s’élève à 2,39 milliards en 2012 qui sont destinés aux personnes âgées et handicapées.
Interrogée sur un hypothétique renforcement aux artisans et professions libérales, Michèle Delaunay a répondu que cela était «effectivement envisagé». «Le vieillissement et le risque d’autonomie me parait universel, la contribution me parait devoir l’être», a-t-elle répondu, tout en indiquant que ce n’était «aucunement décidé ni arbitré».
Alors que l’utilisation des fonds provenant de la journée de solidarité fait débat depuis sa création, Michèle Delaunay a assuré qu’ils étaient bien affectés «au bénéfice des personnes âgées et handicapées». «Il y a un an j’ai déclaré que je ferais la guerre à la sous-consommation des crédits de la CNSA». Certains crédits ne sont pas consommés chaque année, notamment en raison d’un «décalage entre les décisions et leur exécution», a-t-elle expliqué. Ces fonds sont premièrement transférés dans les réserves de la CNSA avant d’être utilisés, a-t-elle expliqué.
Une des mesures prises pour faire baisser la sous-consommation a été expliquée : «Nous avons rendu possible que les campagnes budgétaires démarrent plus tôt (…) Cela engendrera 10 millions d’euros de moins de sous-consommation.» «Nous avons réduit cette sous-consommation, pour personnes âgées et handicapées confondues, de 100 millions» en 2012, avec «l’espoir de faire mieux» en 2013, a-t-elle précisé. Pour les seules personnes âgées, la «sous-consommation» est passée selon elle de 245 millions d’euros en 2011 à 189 millions en 2012.